Emplois dans l’alimentation durable

Exploiter le potentiel d'emplois dans l'alimentation durable

Près de 6000 emplois identifiés dans le maraîchage en région Bruxelloise.

Les Facultés de Saint-Louis en collaboration avec Greenloop et L'Observatoire bruxellois de l'emploi ont publié une étude détaillant le potentiel d'emplois dans l'alimentation durable en région bruxelloise.

L'étude définit les contours d'un système alimentaire durable, elle souligne les enjeux globaux du système alimentaire et plus précisement les enjeux spécifiques de la Région Bruxelloise et opportunités réelles en termes d'emploi et de développement d'un nouveau secteur intégré dans la production agricole urbaine (soit près de 6000 nouveaux emplois).

Lecture intégrale en ligne ici

 

Quelques points clefs :

 

  • La disponibilité foncière en région bruxelloise tant pour le maraîchage que pour l'aquaponie : Près de 908,4 hectares pour le maraîchage en pleine terre/ 394, 8 hectares en toitures plates pour cultures et aquaponie.
    • Soit près de 1793 terrains de football disponibles à la culture écologique intensive en milieu urbain.
  • Les avantages multiples d'un système alimentaire durable et plus spécifiquement de l'agriculture urbaine face aux défis bruxellois :
    • emplois locaux non délocalisables dans un contexte de crise et de fort chômage (32% chez les moins de 25 ans et 30% chez les moins qualifiés) ;
    • sobriété en consommation d'énergie grâce aux circuits courts, à la diminution des produits importés, aux fruits et légumes de saison, à la diminution des emballages ;
    • accès plus aisé aux produits frais et sains, surtout pour les populations défavorisées où les problèmes d'obésité sont les plus importants (Augmentation de 17% de l'obésité infantile en Belgique en 20 ans) ;
    • lutte contre l'imperméabilisation des sols (de 27% du territoire bruxellois en 1955 à 47% en 2006) responsable des ruissellements d'eau et de l'aggravation des inondations ;
    • lutte contre les vagues de chaleur et l'effet d'îlot de chaleur urbain (+3 à 7°C qu'en zones périphériques) via une plus grande couverture verte en toitures et l'augmentation des espaces verts/maraichers ;
    • renforcement de la cohésion sociale à travers le potager urbain, lieu de rencontre où les clivages socio-éconoqiues, culturels et générationels sont attenués
    • amélioration de la qualité de vie en ville et de la biodiversité
    • diminution des déchets organiques de la ville via le compostage utilisé in fine en agriculture urbain
    • pédagogie : reconnexion avec la nature, découverte du patrimoine maraîcher et fruitier bruxellois